jeudi 17 décembre 2015

Mes 3 [QUATRE !!] films de l'année 2015

Puisqu'on parle partout ciné en ce moment, et plus spécialement Star Wars épisode VII (que j'ai hâte de voir, hein), j'ai eu envie de partager mon top 3 de cette année 2015.

Je suis assez peu allé au cinéma cette année. Je suis un brin lassé des séquences CGI-porn que nous offrent la plupart des films hollywoodiens dont je faisais jusqu'à récemment mon ordinaire en matière de toiles hebdomadaires. Un peu fatigué des films de super-héros et de flics surhommes qui défoncent dix sept buildings à la moindre poursuite ou explosent le quart de la métropole à chaque claque dans la mouille du méchant.

Je me suis donc centré sur les films qui dataient d'avant cette fâcheuse tendance, en me plongeant corps et bien dans le cinéma des années 1970 (oui, c'était bien bien avant, comme ça, je prenais aucun risque). Gialli, gothiques italiens et autres poliziotteschi ont donc égayé mes soirées en compagnie de films de la Hammer, de la Amicus et autres policiers américains des seventies...

Néanmoins, j'ai quand même fréquenté les cinés un minimum. Et je reviens avec une petite sélection de films qui m'ont vraiment marqué, deux au cinéma et un en dvd. 

Je fais pas de résumés, ils sont dispos partout sur le net. Et j'écris ce billet pendant que mon sol sèche après avoir passé la serpillière donc j'ai l'intention d'avoir fini quand ce sera sec... Go, go, go ! 


Le premier, à tout seigneur, machin truc, c'est COLD IN JULY.
Cold in July, c'est la rencontre entre un écrivain et un réalisateur. Le premier, c'est Joe Lansdale, le second, c'est Jim Mickle.
Ceux qui suivent ce bloug n'ignorent pas mon admiration pour l'un comme pour l'autre. 
Si j'adore les romans policiers du premier, avec ses dialogues uniques et son style inimitable, j'apprécie tout autant le cinéma classique mais putainement efficace du second. Je ne vais pas aligner les références des deux messieurs, wiki étant là pour ça.
Mais voilà, de cette rencontre naît un bon polar, sans esbroufe, qui contient trois films en un, avec sa succession de tons différents. Et quel casting, mes amis. Et quelle BO... Tout est parfait dans ce film, j'adore.
Mention spéciale à Don Johnson, impérial et à Michael C.Hall, qui a fait presque autant de sacrifices que Christian Bale dans The Machinist. Non, il n'a pas perdu 30 kilos mais presque, il a décidé de porter un mulet ! Quelle abnégation, n'est-ce pas...

Oui, il date de fin 2014 mais moi, je l'ai vu en janvier 2015. Et déjà, je savais qu'il y avait de forte chance qu'il soit le film de l'année.


Le second, c'est HYENA.
Hyena, j'ai eu envie d'aller le voir après avoir lu une critique extrêmement négative. Qui pointait, pour décourager son lecteur de se rendre en salle, tout ce que j'aimais moi. Hyena est un polar noir, violent, désespéré, un voisin de palier de Bad Lieutenant...
C'est anglais, bien urbain, glauque et brutal. Une belle descente aux enfers et un portrait d'un flic à la dérive qui captive le spectateur, tout en lui proposant de belles séquences d'action.
Gerard Johnson réalise ici un thriller efficace et plutôt sobre au regard du ciné actuel, qui porte bien les couleurs de cette espèce de regard anglais sans concession sur la société britannique qu'on peut retrouver chez certains romanciers. Peter Ferdinando est parfait dans le rôle principal, à la fois antipathique et pitoyable.

Un must.





Enfin, le film découvert en DVD est BIG RACKET.
Film policier radical d'Enzo G. Castellari datant de 1978, c'est un véritable poliziottescho bien violent, bien nihiliste et un chouïa putassier.
Prenant son terreau dans une actualité saisissante de l'époque (le fléau qu'est le racket opéré par les groupes mafieux), Castellari transcende le genre et dépasse le film policier pour tutoyer le western et le film de guerre lors d'un final hallucinant, une expédition punitive qui déchire sa madre. 

C'est violent, désabusé, on sent le climat social extrêmement violent de la société italienne de l'époque. Corruptions, abus de pouvoir, enlèvements, crimes crapuleux, règlements de compte, chantage, viols... La liste des saloperies est longue mais le film ne sombre pas non plus QUE dans le voyeurisme de bas-étage. Bien au contraire, porté par son rythme hallucinant, il entraîne le spectateur dans cette odyssée menée de main de maître par un Fabio Testi dont on tombe forcément amoureux quelque soit son orientation sexuelle.
Merci à Artus Films d'avoir réédité cette pépite. Merci à Artikel que m'avoir encouragé à me le procurer, sans quoi je serais peut-être passé à côté (du moins pour un temps) de ce bijou all'italiana.


Enfin, grosse mise à jour, comment ais-je pu l'oublier: LA ISLA MINIMA
J'ai rédigé ce billet à la hâte et voilà, paf, l'accident. J'oublie un des chocs de l'année, qui a failli détrôner le pourtant bien installé Cold in July...

Un autre polar, espagnol, cette fois, très proche de la série True Detective bien que tourné en même temps.

C'est âpre, sobre, sombre, dans des décors terribles. Le duo d'enquêteurs pose l'ambiance, le village les aide bien, faut dire et l'intrigue poisseuse se déroule et amène son lot de révélations choc.

Un véritable bijou.





Voilà, c'est sec. Je conclue.
C'étaient mes trois [QUATRE] films de l'année.
Trois [QUATRE] polars. 
Le fantastique m'emmerde un peu en ce moment, en bouquins comme au ciné. Mais comme c'est un ami d'enfance, nul doute qu'on va se rabibocher bientôt. 

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