samedi 21 novembre 2015

L’œil de Moscou, 2015, année de l'URSS

Il est trop tôt pour tirer un bilan de l'année, en terme d'écriture personnelle, du moins. Parce qu'en terme d'année tout court, on frôle quand même pas mal une annus horribilis, comme dirait Lizbeth. Même si j'ai pas envie de trop m'étendre dessus (mon sentiment sur l'année, pas la reine d'Angleterre - quoique je n'ai pas non plus spécialement envie de m'étendre non plus sur la souveraine d'outre-Manche).

Mais si on cause de mon boulot, ce que je vais me permettre de faire, en tout égoïsme, y'a un thème qui se dégage cette année, et ce thème, c'est bien bibi au pays des Soviets.

A priori, si tout roule sur des roulettes, j'aurais publié cette année 4 nouvelles (ce qui m'amène à 20 nouvelles publiées, un petit chiffre rond bien agréable, ma foi), un mini-roman sous forme de fascicule et, même s'il n'y a aucune date officielle et même s'il déborde sur 2016, je compte mon roman prévu pour très bientôt dans ce billet, parce que. Voilà.

Sur l'ensemble de ces boulots, pas moins d'une nouvelle ( Les Damnés de la puer, dans Les Contes Rouges chez Les Artistes Fous), le fascicule ( Soviets sur Saturne, chez Le Carnoplaste) et le roman Le dernier Vodianoï (chez OVNI éditeurs) traitent de l'URSS.

Pourquoi cette obsession du rouge ? Es-tu une vermine communiste, me demandera l'aimable lecteur ?

Alors ben, déjà, oui, ou presque. Je suis un truc vaguement rouge, noir et vert (bon, j'imagine que si on mélange le tout, ça doit faire du marron, ce qui ne veut pas dire que j'ai des idées de merde, du moins, j'espère pas).
Mais là n'est pas la question.

Non, si j'écris autant de trucs sur l'URSS et autres joyeuseries stalino-coco-sibériennes, c'est que je suis tombé dedans.

Et ce depuis WarsaW, mon jeu de rôle. Quand j'ai abordé ce boulot, j'avais déjà une idée de ce que je voulais faire des Teutons, je connaissais pas trop mal l'histoire du pays, depuis Bismarck jusqu'à Hitler... 
Par contre, niveau soviétisme, moi, j'étais pas trop au point. Alors oui, je connaissais un peu Trotski, Lénine, Kronstadt (arrgh, les salauds -je dis pas quel camp j'invective, comme ça, tu doutes, aimable lecteur), la Révolution de 17, tout ça, déformation militante oblige. Après tout, j'ai pas mal traîné dans des formations politico-syndicales où j'ai pu travailler mon catéchisme rouge et noir... 
Mais après, le reste... Oui, Staline, le totalitarisme, tout ça, oui, je voyais un peu mais j'étais moins à l'aise pour travailler dessus dans le cadre d'une uchronie.
Alors je me suis documenté. Et je me suis pris de passion pour cette période, ce pays, cet empire, ses hommes d'état. Attention, pris de passion ne veut pas dire "amoureux", hein, je le précise pour les deux du fond mais j'ai rien d'un stalinien.
Juste, étudier, comprendre comment on pouvait vivre à Moscou en 37 m'obsède pas mal. 

Depuis, comme je suis passionné et que mes passions sont parfois envahissantes, je case de l'URSS dès que je peux (oui, comme les rats ou les luchadores). J'ai déjà pas mal bossé à développer la Russie dans Humanydyne, de mon compère Willy Favre. J'ai récidivé en m'occupant de l'URSS dans l'Encyclopédie et jeu de rôle de la Brigade Chimérique, en partant sur les bases fournies par les auteurs de la BD. Ce qui m'a valu d'ailleurs un très beau mail de Serge Lehman, dont je conserve un souvenir ému.

Bref, ceux qui suivent mon boulot verront que dès que je peux, je case une commission soviétique secrète, qui apparaît dans plusieurs boulots ici et là, et qui a même fait une apparition dans le roman d'un ami (je ne le nomme pas, ça te fera un jeu pour les longues soirées d'hiver, aimable lecteur -t'avais qu'à pas me traiter de vermine, tiens). 


Alors Le dernier Vodianoï, c'est un peu le roman qui m'a permis de transformer tout ce travail en un tout personnel (je dis personnel mais ce roman n'est qu'un patchwork de tout ce que j'aime, comme toujours dans mes boulots, je ne le cache pas). C'est en URSS, en 1937, au pire moment de la terreur de masse stalinienne, c'est un roman qui convoque le bestiaire des contes et légendes slaves, qui cause de Raspoutine, de Béria, de Baba Yaga, de Tesla, de Staline, de commissions secrètes, de loups-garous, de goulag, de rayons de la mort et de conspirations au sommet de l'Etat. C'est un pot pourri qui peut faire penser à mes maîtres à penser: Guillermo del Toro, China Miéville, Mike Mignola... Avec une bonne dose d'Histoire, la vraie, puisque j'ai tenté de faire coller au mieux mes élucubrations fictionnelles avec ce qui s'est réellement passé à cette époque et à cet endroit. 

Et cette passion a donc également contaminé mes autres boulots puisque la nouvelle évoquée plus haut intègre d'étranges créatures qui, sans rien n'avoir à faire avec la mythologie russe, a tout à voir avec l'URSS.
Tandis que mon fascicule me sert à revisiter le Merveilleux-scientifique avec une bonne dose de soviets dedans, y compris jusque sur Saturne et avec des robots bizarroïdes... 

Bref, une année sous le signe de la faucille et du marteau.

Mais pour sûr, je reviendrai avec des news sur le roman. Très bientôt.


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