jeudi 5 juin 2014

Stoner Road

Ça faisait un moment que je n'ai pas mis ce blog à jour, même pour le billet musical du mois de mai, qui a sauté. Mais c'est voulu ! Si, si ! 

En effet, je vous prépare un double volume musical avec pas moins de 10 albums essentiels de stoner rock à écouter. Des albums que je vais aller piocher, bien évidemment dans la playlist officielle de Stoner Road

Histoire d'étoffer plus encore icelle mais aussi de marquer le coup !

Un futur billet musical bien chargé donc. 

Mais ce billet-ci va me permettre de revenir plus en détail sur la sortie de mon roman chez actusf.

Stoner Road, c'est un roman que j'ai écrit de juin à septembre 2012. A la base, c'était une nouvelle. Et à la base de cette nouvelle, de la musique. Le stoner rock, plus précisément. 

Tout a commencé quand mon amie a acheté Them Crooked Vultures. A l'époque, je confesse, à ma grande honte, que les Queens of the Stone Age, ça me disait rien et que je confondais allègrement Led Zep avec les Pink Floyd (dont la musique m'ennuie un peu). Moi, le super groupe que j'écoutais à ce moment là, c'était plus les Raconteurs. On peut pas tout écouter et tout connaître, mais bon, en tout cas, ce fut une sacrée claque, j'aimais bien. J'aimais beaucoup même. Ce mélange un peu rétro, puissant, barré, brut et en même temps d'une grande richesse. Et là, un pote de me dire "c'est un peu comme Queens Of The Stone Age mais en un peu moins bien, ces Vautours-là". Bon, c'était là ma porte d'entrée dans ce mouvement musical qui m'a happé comme un requin avale un tartare de surfeur. 

Et puis il y a eu cette saison de True Blood avec cette espèce de divinité ancienne qui faisait des ravages à notre époque dans une communauté isolée de Louisiane, un personnage qui m'a vacheteument interpellé. 

Tout ça a macéré un moment dans les boyaux de la tête, comme dirait mon ami Brain.Salad. J'ai secoué un moment le tout et en est ressortie une nouvelle, aussitôt proposée à un anthologiste auquel j'avais déjà livré quelques bidouillasses. Sauf que le texte était plus un mini-roman "survival" qu'une nouvelle. Elle n'a pas été retenue. Bien sûr, j'étais un peu déçu. Ce soir-là, je n'ai sacrifié qu'une douzaine de chatons, j'étais un peu déprimé.

Mais je me suis rendu compte que j'avais beaucoup aimé évoluer dans cet univers, ces ambiances, écrire avec cette musique, à fort volume. Là, je me suis dit "coco, tu dois en faire un truc plus long". J'aime bien m'appeler "coco". 

On commençait à réfléchir à TRASH à ce moment là, Artikel et moi. Et j'ai même pensé un moment à proposer ce roman pour qu'il fasse partie de la collection mais le calibre que j'envisageais pour raconter cette histoire dépassait, de loin, les limites de notre sanglante collec. Je ne voulais pas trancher dans le lard.

Et puis je me suis lancé. J'avais le début, j'avais la fin, me fallait rajouter tout le reste. Et ce qui est bien, c'est que c'était un road book. Stoner Road, c'est le roman à la trame la moins "préparée" que j'ai pu écrire. Attention, hein, ce n'est pas écrit au fil de l'eau, comme ça, tranquillou mais disons que je me suis laissé porter par les aventures de Josh et les rencontres qu'il a pu faire en cours de route n'étaient assurément pas toutes prévues. 

Je me suis amusé, dans ce roman, à glisser, comme d'hab, un grand nombre de clins d’œil: à des éléments de certains de mes autres récits, à des groupes de stoner, à des films. A vous, aimable lecteur, de les retrouver. Ces USA un peu barrés, j'y reviendrais assurément, j'ai un autre projet qui se déroule dans le même univers, mais faisant intervenir d'autres personnages (dont l'un apparaît même dans le roman) autour d'une autre forme de "fantastique" mais je n'en dis pas trop, ce n'est pas encore le moment. Gardons un peu de mystère et concentrons-nous sur l'objet du délit du moment.

Mon bon ami Artikel a déjà déminé le manuscrit, m'a donné un premier avis qui m'a permis d'améliorer le boulot. Johanne également. Ensuite, Actusf a fait un travail impressionnant dessus. Triple relecture avec traque de toutes les maladresses, les tournures zarbies, les petites incohérences dans les scènes d'action, tout ça, tout ça. Un sacré boulot. Ammo a proposé une couverture incroyable et au final, ça donne ce roman, qui j'espère, vous intéressera. 

Merci encore aux amis relecteurs et à toute l'équipe d'actusf, pour m'avoir fait confiance et pour le putain de beau bouquin que je dois recevoir sous peu, là, genre dans quelques jours, mais que j'en peux plus d'attendre et que je pense prendre ma postière en otage.

Dedans le livre, il y a également une petite interview, que vous pouvez retrouver là: CLIC-VAS-Y-CLIC en compagnie d'un extrait. 
Je ne répète donc pas ce que je raconte déjà là-bas, sur le stoner ou bien les thèmes du roman.

Pour ceux qui veulent le commander: une adresse possible: 
Le livre est également disponible en version numérique.

Pour toute commande passée avant le 14 juin, il est possible de commander une dédicace. Et je vous assure que le tampon que j'ai fait faire spécialement pour ce titre (élaboré par Willy Favre) est de toute beauté. Avec un tel livre estampillé de la sorte, à vous les fines compagnies en soirée, l'admiration des gens d'esprit et de lettres, la beauté, la richesse, le retour de l'être d'amour et un plus grand pénis (ou une poitrine opulente suivant vos désirs).

Le livre sera disponible le 19 juin et en avant-première au festival angevin (ça veut dire que c'est à Angers, ce n'est pas un salon de chérubins alcooliques) d'ImaJn'ère, les 13, 14 et 15 juin. Venez me retrouver là-bas. Y'a plein d'auteurs avec plein de beaux livres, je pense notamment à Laurent  - the Kid -Whale et son superbe Goodbye Billy mais aussi un stand TRASH bien mignon, avec tout plein d'auteurs (Robert Darvel, Degüellus, Schweinhund, Brice Tarvel, Brain.Salad, Kriss Vilà, Nelly Chadour et Julian C.Hellbroke du côté des scribouilleux et Willy Favre et Vitta Van Der Vuulv du côté des illustreux) et tout plein d'autres gens de talent, comme le Carnoplaste (même Green Tiburon sera là).

Je n'en ai pas fini avec vous car je vais revenir vous parler de deux autres publications dans un prochain billet: l'anthologie Rétro-Fictions édité par ImaJn'ère, dans laquelle j'ai signé ma 15ème nouvelle (une nouvelle qui se déroule dans l'univers de mon tout premier roman, Le Dernier Vodianoï) et surtout Gore -Dissection d'une collection, de David Didelot, l'ouvrage définitif sur la mythique collection, ouvrage dans lequel j'ai signé quelques chroniques et dont j'ai hâte de vous parler. 

De quoi raviver un peu ce blog moribond avant l'été. 



Article écrit sur fond de la playlist officielle (disponible sur Spotify: ici et sur Deezer, par là, mais pas complète, tous les titres ne sont pas dispo malheureusement)
La complète, merci à son auteur Mr Lokisama, est sur youtube, par ici !

Couverture et cul de lampe par Ammo (son blog)

9 commentaires:

  1. Artikel Unbekannt6 juin 2014 à 13:21

    Classe. :)
    Et merci de m'avoir qualifié de "démineur de manuscrit". Ceci dit, quand on a la chance de se voir confier une matière première d'aussi bonne qualité, on saute dessus, en effet, mais ce n'est pas à cause de "mines" (et pour cause, je n'en ai trouvé aucune). ;)
    Vraiment hâte de tenir la bête entre mes mains, en tout cas.
    Vivement la semaine prochaine !

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  2. Promo faite sur mon blog. Mon chèque partira aujourd'hui. J'ai lu un extrait. La mise en page est superbe. King et son "Désolation" peut aller se rhabiller.

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    1. Merci Zaroff ! J'espère en vendre au moins 0,1% de ses ventes à Stéphane Roi. ! J'y crois !! :)

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  3. Question habituelle : il y aura une version epub ?

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    1. Oui.
      Par ici :
      http://www.editions-actusf.fr/julien-heylbroeck/stoner-road_numerique

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  4. Moi aussi je suis impatient de pouvoir me plonger dans ton récit !

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    1. Merci beaucoup, j'espère que ça te plaira :)

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