vendredi 26 avril 2013

Les lieux de passage ne sont clairement pas des impasses... Retour d'un colloque.

Oui, j'ai pris un portail, puis on a transféré ma conscience dans un robot, ce qui m'a permis de franchir la Mer. 
Ensuite, j'ai pris un vaisseau qui m'a permis de faire un détour par le Triangle des Bermudes. 
Là, j'ai rencontré Fantômette. Ensemble, on s'est baladés dans la rue, en prononçant de drôles de mots qu'on inventait mais qui en fait évoquaient des choses qui existaient... ailleurs. 
Coincés devant une espèce de masse étrange au milieu du ciel, on a reçu l'aide de Kirby, qui l'a fait exploser en mille morceaux. 
Il nous a expliqué que c'était grâce à une formule mathématique que lui avait appris un chat mort et vivant. 
On a alors décidé tous les trois d'aller se planquer dans un animal-ville jusqu'à ce que Fauxlivia nous en vire en agitant une cloche. Alors je suis rentré à Angers. 
En voiture, tristement.

Comment passer un excellent moment, apprendre plein de choses, rigoler comme des bossus et en même temps faire tout ça avec un vernis de sérieux propre à désarmer d'éventuels contradicteurs venus vous dire que "quand même, vos bêtises qui n'existent pas, là, hein, c'est pas sérieux" ? 
En participant à un colloque universitaire centré sur la science-fiction, sous toutes ses formes. 

C'est dans ce cadre-là, déjà évoqué dans un précédent billet, que je me suis rendu à La Rochelle pour participer à ce colloque organisé par Danièle André, professeur à l'université de La Rochelle.

Le panel des invités a permis de brosser très largement le thème et c'est aussi cela qui a été extrêmement intéressant: 
- des films
- des séries TV
- des romans et nouvelles
- de la littérature jeunesse
- des tableaux
- des comics
- des maths
De quoi se rendre compte de la richesse de la science-fiction dans notre environnement. Le thème a permis également de réfléchir à de nombreux sujets reliés, il serait trop difficile pour moi de faire un retour détaillé. Néanmoins, il est prévu de pouvoir lire les interventions dans une future publication, je vous tiendrais au courant. 

Ce que j'ai personnellement apprécié, en dehors de la convivialité sur laquelle je reviens plus bas, c'est l'attitude de passionnés des intervenants. Personne ne venait décortiquer de manière hautaine les dynamiques sur lesquelles repose la SF, personne n'abordait le genre pour le démonter, l'autopsier ou le prendre de haut. Aucun n'en a profité pour tacler tel ou tel auteur ou tel ou tel sous-genre. Tous, sans exception, sont venus parler des thèmes, des sujets et des œuvres qui les passionnaient, les faisaient réfléchir, leur posaient question. Une approche humble qui n'empêche évidemment pas de s'interroger, d'avoir une approche analytique sérieuse, professionnelle et étayée de références qui tiennent debout. 

Si on rajoute à ça le fait que j'ai été invité à partager des moments conviviaux dans divers restaurants, tous accueillants et proposant de très belles cartes, si on ajoute l'excellente soirée passée au pub à approfondir les discussions laissées en plan par la succession d'interventions, on aboutit à un très très bon moment. Une grande première donc un moment intimidant mais très vite, j'ai été rassuré par la grande convivialité, la bienveillance et le respect de l'ensemble des participants. 

C'était donc un passage que j'ai fait, une expérience qui m'a permis, je le redis, de causer de Santo, de Godzilla, de Phantasm et de son croque-mort, de ses nains et de ses boules volantes, de jeu de rôle, en fac, à ma fac. Inoubliable. Et en plus, j'ai rendu fière ma grand-mère en lui montrant l'affiche. Et ça aussi, ça n' a pas de prix.

Alors un énorme merci à Danièle, Alban et à l'ensemble des participants pour ce colloque. Et, j'espère, à très bientôt. (mais je reviens bientôt traîner sur les bancs de la fac avec une nouvelle intervention dont je vous parle très vite).

- Et alors comme ça, vous vous êtes téléporté dans le futur grâce à votre portail ?
- Oui, professeur, et j'ai ainsi pu assister à ce colloque et c'était bien intéressant mais ça manquait de fajitas pendant les pauses, avec le café.
- Ah, ça, Santo, ça manque toujours de fajitas, ces endroits là.
-Dites, professeur, vous ai-je parlé des topoï ?
- C'est quoi ces bêtes là, Santo ?




Billet écrit avec Beat the devil's tattoo des Black Rebel Motorcycle Club en fond.

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