vendredi 28 septembre 2012

La Brigade Chimérique et après...

Alors que sort dans les boutiques La Grande Nuit, la campagne que mes compagnons et moi-même avons conçu pour le jeu de rôle de la Brigade Chimérique, c'est une belle aventure qui se termine là. Annoncé comme le dernier ouvrage de la gamme, une gamme courte mais dense, cette campagne constituée de dix scénarios promet (on l'espère) de riches heures de jeu dans cet univers foisonnant et passionnant. De quoi permettre à vos joueurs de vivre eux-aussi la grande épopée d'un univers, quelques années avant celle, conclusive, de la véritable Brigade Chimérique.

Avec ce supplément, je boucle le chantier "jdr" restant et je tiens ici à remercier Romain, Willy, Laurent et Stéphane pour le voyage dans cette France chimérisée. Il convient également de remercier l'éditeur, Sans Détour, qui nous a accordé sa confiance et dont le sérieux nous a permis de réaliser, avec eux, une gamme conséquente, carrément belle et qui, on peut l'espérer, marquera un peu le paysage rôlistique francophone. 

Ce travail d'encyclopédiste et d'auteur de jdr m'a apporté énormément. Déjà, chose primordiale, il m'a permis de renouer avec tout un pan de la fiction française, de MA fiction, dont j'ignorais jusqu'à l'existence.  Le Nyctalope, Félifax, Spiridon et d'autres, tout un cortège de personnages, de récits, de lieux, d'aventures qui m'ont marqué.
Un corpus volumineux dont je n'ai fait qu'effleurer la surface mais qui, déjà, m'a enchanté et à modifié ma façon de voir la science-fiction et le fantastique en littérature. Rien que ça, ma bonne dame. Et oui.

Ensuite, il m'a permis de me forger des contacts, auteurs, illustrateurs, éditeurs, passionnés du genre. Des contacts qui m'ont aidé à diversifier mon travail et m'ont donné envie de concrétiser cette vieille envie d'écrire des histoires qui me taraudait de plus en plus.

Bref, chaque jeu pour lequel j'ai travaillé m'a apporté. Beaucoup. Et tous. Mais La Brigade Chimérique est probablement (avec Humanydyne et WarsaW) de ceux qui ont vraiment construit l'auteur que je suis.

Avec cet article, je profite donc de la sortie de cette campagne pour souhaiter un bon jeu à tous les MJ de cet univers. A travers toute l'Europe (et bien plus), avec des personnages haut en couleur, une menace vraiment effrayante et de l'action à chaque coin de rue, dans un format qui permet de bien se l'approprier, La Grande Nuit devrait être en mesure de vous offrir de quoi passer un bon moment. 

Et souvenez-vous surtout que cet univers est le vôtre. Si vous avez envie, après cette excursion, d'aller lire du Jean de la Hire ou de vous procurer du Rosny Ainé ou autres auteurs de l'époque, c'est qu'on aura réussi à vous passer le virus. Et là, c'est la plus belle des récompenses, en ce qui me concerne.

Bon jeu à vous. Et n'hésitez pas à poster, ici, sur les forums ou ailleurs, vos critiques et retours.


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Autre actualité, la deuxième édition du festival Mont des Bulles et de l'Imaginaire, au Mont Saint Sulpice dans l'Yonne, se tiendra les 29 et 30 septembre 2012.

Green Tiburon sera présent pour dédicacer ses deux premières aventures et Julian C. Hellbroke, le producteur américain de films grindhouse qui s'est mis à l'écriture de fascicules sera également là pour proposer son récit Midget Rampage

En espérant vous y croiser, amigos !

N'oubliez pas non plus, le 4 octobre, jeudi prochain, de 21h à 22h, le premier volet de la "double émission" sur les super-héros sur Radio G!. Mais on en reparlera d'ici là.











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Niveau lecture, je viens de terminer le génial Bal des Iguanes de Brice Tarvel, dont je reviendrais causer. Et j'ai entamé La Nuit Éternelle, le troisième et dernier roman du cycle vampirique de Chuck Hogan et Guillermo del Toro. J'ai, comme d'hab, bien accroché.


Enfin, niveau ciné, je ne peux occulter le très sympathique Bad Ass, avec Danny Trejo, film tiré d'une vidéo youtube (dingue, quand même) d'un vieux monsieur barbu qui ne se laissait pas emmerder par un petit voyou qui l'insultait. Avec quelques libertés de prises (le jeune Noir est remplacé par des saloperies de skinheads, notamment), cela donne un vigilant movie un brin fauché, un brin classique mais dans le même temps carrément original avec son héros sexagénaire débonnaire qui prend le bus pour aller foutre des raclées aux méchants qui foutent la merde et qui ont tué son meilleur pote. Evidemment, le Danny est taillé pour le rôle.

Bref, un petit film très modeste mais également plutôt bien sympa qui fera patienter les aficionados du monsieur en attendant le deuxième Machete. 




















Article écrit sur les deux premiers albums de Los Natas, Delmar et Ciudad de Brahman, un groupe de stoner argentin que j'ai découvert sur Deezer et dont je ne me lasse pas. 

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