vendredi 11 mai 2012

Du Green & du Gore

En vert et rouge, ce qui fait plus penser au Portugal qu'à Jeanne Mas, faut l'avouer. Et c'est aussi, même si je n'ai rien du tout contre les Portugais ou leur emblème national, deux couleurs qu'il faut éviter quand on s'habille. Je le sais depuis tout petit.

Pour un article de blog, on peut. Surtout quand on a un blog dont le sous-titre flotte ouvertement du côté des métaphores vomitoires.

Alors de quoi qu'on cause, ici ?

De deux choses donc.

D'abord du Green



Quelques informations:

- Vous pouvez trouver deux critiques supplémentaires :
Ici, par Seb Lecocq, pour Cinéma Fantastique.net. Seb est un véritable spécialiste de la lucha libre et surtout de luchasploitation. Vous pouvez notamment apprécier la pleine mesure de son amour du genre sur le forum Maad Movies, sur le sujet consacré aux films de luchadores dont il est à l'origine. J'avoue que j'attendais sa critique avec beaucoup d'impatience. Je précise de suite que cela n'ôte aucune espèce d'importance aux autres mais il est toujours génial de pouvoir discuter entre connaisseurs d'un genre cinématographique assez peu médiatisé sous nos latitudes. Genre auquel, bien évidemment, Green Tiburon se veut un vibrant hommage. J'avais appris, par le biais de rapides messages qu'il appréciait sa lecture, ce qui était rassurant. Voici venir sa critique complète du deuxième opus, qui évoque au passage le premier. Et donc, super content je suis.

, la critique de SciFi-Universe, par Vincent L. qui a déjà chroniqué le jeu de rôles Luchadores. Une critique un peu plus sévère mais qui fait toujours plaisir, notamment parce qu'elle permet de progresser sur les dits points négatifs et parce qu'elle souligne également positivement quelques trucs qui comptaient pour moi.

- Attention, évènement spécial. Je viens de causer avec Green Tiburon au téléphone. Même si je ne suis pas sûr d'avoir tout bien saisi (les ondes de l'Espirale Grande ont tendance à véritablement rendre une conversation téléphonique inaudible - et ce ne sont pas les PJ de cet univers qui me contrediront) mais il semblerait que Green Tiburon, himself lui-même, fasse le déplacement de Los Murcielagos à Angers. Il sera donc en dédicace chez Phénomène J, 3 rue Montault, à Angers, le samedi 19 mai à à partir de 15h. N'hésitez pas à viendre avec vos fascicules, il se fera un plaisir de les signer. Si vous n'avez pas encore ses aventures, il vous reste encore la possibilité d'aller les acheter chez Jean-Hugues, donc. Vous avez l'adresse.
N'hésitez pas, n'ayez pas peur, il ne fait de prise qu'aux créatures qui puent le poisson (donc si vous avez une hygiène douteuse, pensez à prendre une douche mais sinon, ça devrait aller).

- Green Tiburon sera également en dédicace aux Imaginales et à imJn'ère. Mais on en recausera plus en détail d'ici là.

- Ne manquez pas le Di6dent qui va bientôt déferler. Non pas celui de mai mais le suivant. Dedans, Romain d'Huissier a signé Quebradora, un scénario pulp au rythme infernal qui jettera vos PJ sur la piste des méchants les plus affreux (non, je ne parle pas des Jeunes Pops, c'est encore pire, bien pire).


Ensuite, du Gore.

Je viens tout juste de finir la lecture de Les Larvoïdes, de Shaun Hutson.


Numéro 15 de la série Gore, chez Fleuve Noir, qui compta 118 titres, il met en scène trois personnages clef. Un gars au visage brûlé, au passé chargé, qui sort juste d'un très long séjour en psychiatrie et trouve un petit boulot dans un hôpital anglais, un flic qui cherche un tueur et un tueur, donc.
Tout ce petit monde jeté dans la campagne anglaise et un petit bourg sans importance, dans les années 80. Le décor est jeté pour une véritable petite série B gore. En lisant ce roman, c'est bien simple, vous avez l'impression de déguster une VHS de cet âge d'or, quand le fantastique craspec était fantastiquement craspec, une cassette vidéo inédite, retrouvée par hasard dans les ruines d'un vidéoclub abandonné depuis des années. 
Les scènes défilent sous les yeux durant toute la lecture car le roman est fluide et se lit, allez, en deux soirs si vous n'y passez pas vos nuits. Quelques faiblesses de traduction (répétitions notamment) sont présentes sans parvenir toutefois à nous faire sortir de cette intrigue qui réserve quelques surprises tout en intégrant tous les codes du genre.

L'histoire intègre des sexes bien gores donc (surprenant, non), des scènes de sexe et une intrigue (bah oui quand même) captivante qui lorgne du côté de la trilogie, tout du moins du premier film, de Larry Cohen: Le Monstre est vivant. Bref, je ne révèle rien - ou presque - en évoquant le fait qu'il y a des bébés tueurs.
Et moi qui ais un bout de mes étagères réservés aux films de bébés tueurs, ben, j'ai adoré. J'assume, n'oubliez pas, pour ceux qui suivent ce blog, que mon deuxième récit publié concernait un  fœtus à deux têtes exposé dans un muséum qui n'avait pas que des intentions pacifistes comme de flotter dans son bocal de formol en regardant passer les visiteurs...

Inutile d'en dire trop. Même si la collection est défunte (qu'est-ce qu'il serait bon de raviver cette branche de littérature populaire et turbulente), je pense que le titre est facile à trouver sur le net ou chez les bons bouquinistes. Nous, à Angers, on en a un qui les a presque tous alors je me fais régulièrement plaisir en piochant de quoi lire. Bientôt je vous parlerais de mon préféré, celui de Brice Tarvel, La Chair sous les ongles, en faisant un diptyque avec sa suite, sortie sous peu, le Bal des Iguanes (rien à voir avec le dernier album d'Iggy, que je viens de me procurer et que j'attends de recevoir sous peu).

(un site détaille tous les romans de la collection - Attention cependant, il s'agit d'un site pour adultes aux publicités explicitement pornographiques - je vous aurais prévenu, hein).

Je vous laisse, je dois justement regarder le remake du Monstre est vivant (oui, il paraît qu'il n'est pas terrible mais que voulez-vous, c'est une histoire de bébé tueur).

Cet article a été écrit sur fond musical: Skip The Use, album Can Be Late. Où comment des petits frenchies prennent la relève de Bloc Party qui a sombré dans le n'importe quoi (je n'en dis pas plus, je suis encore, deux ans après, énervé par les choix du troisième album de ce que je considérais véritablement comme l'avenir du rock anglais).



4 commentaires:

  1. Oh purée, les Larvoïdes je l'ai lu y a bien 15 ans ! J'étais au lycée.

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  2. Il est bon, celui-là, un de mes préférés de ceux que j'ai lus. Je vais enchaîner sur celui de Richard Nolane, réédité chez Rivière Blanche.

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  3. Le Brice Tarvel Gore est dispo chez JH ou pas ? Intéressé de le lire^^.

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  4. Non, il ne l'a pas, je crois. Je l'ai déniché sur le net, pour pas trop trop cher. Il est évidemment recommandé vivement par la maison. Sa suite, que je n'ai pas encore lue, est vivement recommandée par la maîtresse de maison qui l'a terminé hier.

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