lundi 13 février 2012

Santo contre Zatoichi

Non, ce titre ne fait pas référence aux choix d'un site internet rôliste jurassique en voie d'extinction mais bel et bien au choc stomacal que j'ai vécu ce week-end en allant me promener du côté de Bagneux. L'image tirée de l'album Tres Hombres, de ZZ Top, retranscrit fidèlement mes impressions en la matière.

De retour de Zone Franche, le salon dédié aux littératures de science-fiction, fantastique et fantasy, je pourrais de nouveau évoquer le poids des livres, comme l'année dernière. Mais cette année, je suis venu en voiture, bravant le froid glacial et les étendues enneigées de la Beauce. Donc les sacs étaient dans le coffre, ce qui est plus pratique. Sur l'Coran d'la Mecque, c'est toujours ça de moins pour le dos.

Et cette année, comme l'année dernière, ce salon a été un excellent moment, plein de rencontres, de discussions, de dédicaces et de découvertes. La liste des gens avec qui j'ai eu plaisir à discuter serait trop longue. Néanmoins, je peux citer quelques personnes. Romain d'Huissier et Joëlle, Nelly Chadour, Blanche Saint Roch, Robert Darvel et Madame et fils, Johan Scipion, Christophe Thill, Fabien Fernandez, Thomas Bauduret, Philippe Ward, Denis Taho et Sarah, Patrice Very et chapeau, Thomas Geha, Emile Fitz et fils, Jean-Luc Boutel et Madame, Brice Tarvel et Madame, Akae, Lohran, Alias, Eric Nieudan, Aurore Perrault, Jean-Luc Rivera, Jemrys et tant d'autres (mes excuses à ceux que j'oublie).
J'ai même assisté à une table ronde (qui, en fait, était quand même plus rectangulaire), sur les passerelles entre JDR et littérature, un peu trustée par le président de la "fédération" française de jeu de rôle mais qui a eu le mérite de me permettre de voir Stéphane Marsan évoquer très positivement l'Encyclopédie de la Brigade Chimérique, ce qui fait toujours très plaisir.

Bref, plein de bonnes choses à voir et à entendre.

Et ça, c'est sans compter les restaurants. La Casa del Condor, bien sûr mais aussi un restaurant japonais servant un buffet à volonté. Les plus malins d'entre-vous auront donc à présent pleinement saisi le titre de ce billet. Les pichets de Margarita me manquent, aujourd'hui, oui, j'avoue.

Mais foin de racontage de vie, je vais vous évoquer ma découverte. Il s'agit de l'univers de Le Galoup, une pentalogie... euh un cycle quoi, de Jean-Luc Marcastel, illustré(e) par Jean-Mathias Xavier. Monde post-apocalyptique médiéval, puisant dans les légendes et les contes français, mettant en scène l'odyssée d'un loup-garou, je suis tombé en admiration devant cet univers, la passion des deux compères, le superbe de leurs dédicaces (avec calligraphie médiévale, sceau...). J'ai de la lecture en cours mais j'ai hâte de me plonger dans cette France ravagée par une apocalypse mystérieuse et qui commence à panser timidement ses plaies.
Le site en parlera mieux que moi, n'hésitez pas à y aller faire un tour.

Je vous parlerais bien également du recueil Monstres, dans lequel Nelly Chadour a écrit une nouvelle. Je n'ai encore rien lu mais j'ai flashé sur la couverture. Et je remercie l'illustrateur pour son superbe bébé Cthulhu.
Voici l'adresse pour admirer la couv et commander le livre: .

J'étais également sur ce salon pour dédicacer le second opus des aventures de Green Tiburon, qui, et je suis content de pouvoir l'évoquer, ont reçu un bel accueil de la part des visiteurs. Ce salon était mon premier salon dans lequel j'étais invité officiellement et bichonné par les organisateurs: goûter, sandwich pour la route, badge et même l'anthologie Destinations Univers en cadeau. J'ai été très touché par ces attentions.

Pour en revenir à Green Tiburon, vous pouvez vous procurer ce fascicule costaud (plus gros que le dernier, avec plus d'action, plus de romance, plus de combats, bref, une vraie suite),.
Le troisième numéro est prévu pour la fin de l'année. Je reviendrai en parler, évidemment. En attendant, achetez-le, offrez-le, parlez-en. Les luchadores masqués ont besoin de vous pour médiatiser leurs aventures périlleuses.

Au retour de ces salons, il y a toujours une étape, douloureuse. Celle du retour à la réalité. Après avoir évolué autour de plein de gens sympathiques et talentueux, après avoir papoté des heures durant, avoir signé quelques ouvrages, s'être fait de bonnes bouffes, le retour à la vie quotidienne est un peu difficile. Mais on se dit que le prochain salon, en l'occurrence Les Imaginales, que je vais enfin, très probablement, découvrir après avoir repoussé le voyage deux ans de suite, n'est pas trop loin. J'espère retrouver les copaings là-bas et revenir avec encore plus de trucs à poser sur ma pile à lire. Et ensuite, ce sera carrément imaJn'ère 2012, à Angers. Bref, une fin de semestre chargée (et tant mieux).

Chargée également en sorties puisque je pourrais très bientôt vous présenter mon fascicule, premier numéro de la série Cover to Cover, chez le Carnoplaste. Midget Rampage, le Nain au costume de sang s'apprête à débouler dans l'univers déjà peuplé de héros bizarres du Carnoplaste, ainsi que ma nouvelle dans le recueil d'imaJn'ère. Ces deux textes seront brillamment illustrés par Francisco Varon.

Et je travaille ardemment à mon roman, 230.000 signes à ce jour, une bonne grosse moitié d'écrite. Je suis content de voir que je tiens la distance. Après, la qualité du truc, j'ai quelques retours positifs et enthousiastes (j'en profite pour remercier Johanne, Antoine, Denis et Stéphane, les relecteurs de choc) mais ce sera à l'éditeur de l'apprécier. Et surtout, vous, éventuels lecteurs (faisez pas les cons, achetez-le quand il sort, j'ai une Impala à m'offrir moi). Mais avant tout, je disais, je suis content de voir que je tiens la route, niveau format. Il n'est jamais évident de passer à la taille au-dessus. De la nouvelle à la novella, de la novella au roman...
Il est encore bien trop tôt pour en parler avec détail. Là encore, je me ferai une joie de venir m'épancher dessus dès que cela se précisera.

Voila, mes impressions en vrac mêlées d'auto-promo éhontée, en ce lundi matin alors que le technicien de SFR vient de quitter mon appart en réparant, je l'espère, ma connexion (et si ça marche bien, j'ai même eu finalement un débit multiplié par 7, ça valait le coup de souffrir de quelques déconnections sauvages).

A très bientôt pour un prochain billet, qui promis, ne parlera pas que de moi mais aussi du boulot des autres. Je me suis promis de lire davantage et je viendrais causer de mes lectures. Ma voisine du dessus commence à être dérangée par la hauteur de ma pile à lire.


Les nachos étaient délicieux...

2 commentaires:

  1. Ah ben zut alors, si on avait su on t'aurait torturé ce weekend avec des tartelettes congelées pour te faire parler de ton roman...

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  2. Je suis si enthousiaste que je suis prêt à en parler contre de vagues promesses de nachos ou d'onion rings ! :)

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