mercredi 14 décembre 2011

Atelier d'écriture du Carnoplaste & Salon de Sèvres.


Riche était la semaine dernière mes amis.

Riche en rencontres et en séances de travail. De celles qui ne peuvent que vous assurer que vous avez fait le bon choix en tentant d'éscribouiller quelques histoires uluberluesques telles que les miennes.

Je vais tout vous raconter.

Chapitre 1 - Atelier d'écrituration (je m'inspire de Twilight pour les titres, ça donne tout de suite un certain cachet).

Alors que je passais tranquillement, près de la Grange Bidule, en Bourgogne, cherchant à renouer le contact avec Madame Groingroin, sanglière que j'avais bien connue lors de mon service militaire, j'ai été capturé par un étrange bonhomme, sorte de croisement entre Bernard Lecoq et Indiana Jones, mâtiné de John Carter (celui de Mars, pas celui d'Urgences). Le bougre m'a attiré avec du kir cassis...
Jeté sans ménagement dans sur de la paille, il me fut confié un ordinateur antédiluvien (j'ai cru voir des mails de Ponce Pilate) avec charge d'écrire une histoire totalement abracadabrante. Une histoire d'un nain, mascotte d'une équipe de football américain, qui dénonce la corruption de cette équipe, se fait tabasser, torturer (mais pas violer, gardons un peu de décence) et survit, bien destiné à se venger. Le tout sous format fascicule. Environ 20.000 mots, entre 120.000 et 150.000 signes.
Et ce bonhomme, appelons le John Darvel ou alors Robert Carter ou bien un mélange des deux, m'ordonna de terminer ce "truc" sous peine de n'être jamais libéré. Vu que j'étais juste à côté d'un chat mutilé qui bavait sur moi, je me suis dépêché de me mettre au travail, non sans entendre les hurlements d'Irène Maubreuil, pauvre femme attrapée comme moi alors qu'elle faisait son footing du dimanche et soumise au même traitement.
Franchement, la Bourgogne, c'est limite plus dangereux que la Colombie et y'a même pas Shakira (mais y'a chaquibave, alors bon, ça compense, désolé. Non, je ne sortirais pas, je suis sur mon propre blog, je dis ce que je veux).



Le pire, sans évoquer le froid qui me forçat à m'auto-amputer de mes deux pieds, totalement noircis par les engelures, fut la musique que diffusait deux haut-parleurs (d'excellente qualité au demeurant). Gerard Manset et ses rimes non-euclydiennes copinaient avec les "AaaaaaaâââAaaAâÂ" d'une chanteuse indienne pour me martyriser les tympans et j'ai cru entendre Mademoiselle Maubreuil se les percer elle même avec une poêle à frire rouillée.

Cette semaine s'acheva grâce au courage sans borne d'un bébé teckel trempé par la pluie qui déambula, un flingue dans chaque patte, sommant notre sinistre géolier de nous libérer. A ce moment là, j'ai pris la fuite, sans me retourner. Même quand j'ai entendu Irène tomber dans la boue mouvante, juste à côté de l'immense fosse à purin où des porcs mutants se vautraient dans la bauge à la surface de laquelle, flottaient, épars, des restes humains décomposés.

Néanmoins, j'en suis quand même revenu avec un texte presque fini. Encore deux, trois scènes à écrire (dont une scène d'amour entre deux lesbiennes - oui, écrire du fascicule d'exploitation est un métier difficile) et je pourrais envoyer le texte à Robert Darvel pour qu'il le colle à celui d'Irène (dieu sait ce qu'elle est devenue mais je pense à elle chaque fois que je mange des lardons à présent) pour un double fascicule bien grindhouse, bien gore dont j'aurais plaisir à vous en parler à nouveau dans peu de temps.
Précision: l'univers dépeint par la malheureuse est d'une inventivité redoutable, un de ces mondes qui fait tout de suite saliver les rôlistes, avides d'explorer un tel univers dans un cadre ludique. Un western sous-marin étrange et riche, très attrayant. En ce qui me concerne, ça se passe dans l'Ohio, en 1981. Moins spectaculaire mais avec un récit qui, je l'espère, saura aussi vous intéresser, cher lecteur. Après tout, je parle de Kim Carnes, non mais.

Chapitre 2 - Festivalation.

Quand je me suis retrouvé sur la route principale (un sentier de terre à peine battue), j'ai fait du stop et je suis tombé sur un homme suffisamment sympa pour me conduire jusqu'à Sèvres si je l'aidais à porter ses cartons pleins de fascicules et si je tenais son stand pendant qu'il allait assister à une conférence. Vu que j'y allais aussi, j'ai accepté.
Et je me suis retrouvé aux 8èmes Rencontres de l’Imaginaire de la ville de Sèvres, festival organisé notamment par Jean-Luc Rivera.

Ok, on est sérieux, maintenant. Il y a un an, c'était le premier salon où j'allais me balader, tenter de faire quelques contacts car je commençais à avoir envie de sortir un peu du monde merveilleux mais parfois alzhemeirien de l'édition de jeu de rôle français.
Un an après, c'était l'heure de faire le bilan. Des nouvelles par-ci, deux fascicules par là, de très bons contacts et des rencontres enrichissantes. Ce fut une belle année. Et en partie grâce à ce festival. Alors, merci encore Jean-Luc.

Et cette année, c'est passé encore plus vite que l'année dernière. Le temps de déballer le stand, c'était la remise des prix. L'Encyclopédie de la Brigade Chimérique était nominée, ce qui était déjà génial en soi. J'ai même pu voir le maire de la ville, me lancer un tout petit sourire mi-gêné mi-amusé par la présence au S.E.L (la salle du festival) d'un catcheur masqué à la face de requin grimaçant. Si jamais il en parle à sa sœur/nièce/fille ministre, on risque d'écoper d'une loi anti-luchadores, ça craint grave.

Puis le repas de midi, au Japonais. A volonté.

Si, si. Du japonais.

A volonté. Donc voila quoi.

Ils ont fait faillite les pauvres.

Ensuite, l'après-midi, quelques rencontres. Avec Philippe Ward, avec David S Khara, super sympa, accessible et tout, Thomas Geha, que je suis heureux d'avoir rencontré pour de vrai, Richard D Nolane, très sympa. Brice Tarvel et son épouse, Denis et Sarah, que j'étais très content de revoir. Nelly Chadour, de même, en galante compagnie. Patrice Verry, l'homme-au-chapeau, collègue gentleman de notre club angevin de... euh gentlemen. Et j'ai eu plaisir à retrouver Romain d'Huissier et sa madame d'Huissier, armée d'un appareil photo (sans doute qu'on pourra découvrir ses clichés sous peu). Ils m'ont aidé tous les deux à descendre le stock de sushis, en compagnie de Sylvie Dupin, qui venait dédicacer son premier roman, Rivage, qui est sur ma pile à lire et que je compte bien dévorer sous peu.

Le soir, ce fut repas avec les Savanturiers, club facebook peuplé d'érudits et autres spécialistes de la science-fiction sépia et passionnante. Là encore, de belles rencontres: Jean-Luc Boutel, le chef des Savanturiers, Phil le Poulpe dont je m'excuse d'avoir martyrisé la vieille tante carnivore et tant d'autres... Même un monsieur roux, barbu et belge, amateur de bière et de Star Treck qui nous a régalé d'anecdotes. Genre: il existe un sous-genre de la fanfiction star-trek: du KS. K pour Kirk, S pour Spock. De la fanfiction homosexuelle. Plutôt fun, non ?

Puis, après avoir déballé quelques lego chez mon hôte (raaah, j'ai eu un loup-garou, j'ai réussi à échanger Frankenstein mais j'ai appris depuis qu'il y avait aussi une momie !!), il était temps de retourner dans mes pénates. Notamment pour enchaîner avec la rédaction de trois scénarios Luchadores sur lesquels je planche actuellement, m'offrant une petite pause avec la rédaction de ce billet.

Merci donc à Robert Darvel pour cette semaine vraiment géniale, faite d'émulation, d'encouragements, de discussions passionnantes durant lesquelles j'ai appris des trucs d'écriture. Mais aussi pour l'accueil, la découverte de musiques que j'écoute actuellement (facebook peut le prouver, mon compte bancaire aussi) et pour l'accueil à Ste Geneviève (et merci à toute la famille pour m'avoir fait une place ce week-end). Vous l'aurez deviné, la première partie de ce bloug, c'est rien que des conneries.
Ok sauf le froid.
Ok, sauf le chat..
Bon, y'a des trucs, je les ai inventés.

Et merci à Jean-Luc Rivera pour ce festival. Une chose est sûre, je répondrais présent l'année prochaine.

2 commentaires:

  1. La Irène dont tu parles n'aurait elle pas publié des nouvelles dans Faéries et un roman au Navire en Pleine Ville il y a quelques années ? Si c'est le cas c'est une recrue de choix pour le Carnoplaste.

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  2. Je ne saurais te répondre, je n'ai pas eu l'occasion de parler à la dame, sauf pour lui crier de fuir pendant que nous étions délivrés par le teckel.

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